Ce que j’ai fait ces derniers temps

 

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Je suis passé par le monde.
Toi, tu n’étais pas là, mais ça,
ça n’a rien d’extraordinaire.
Je suis passé par le monde et j’ai vu
le revers crasseux
d’un sac retourné
dans la ruelle de
Minuit pour cacher
le vomi d’un chien suicidaire
qui venait
d’éviscérer le dealer
du Parc Rivadavia
avec sa gueule recouverte
par un carcinome. Mais bon,
de toute façon, toi,
tu n’étais pas là.


Je suis passé par le chas
de toutes tes aiguilles. Tu
n’étais pas là. Comme
d’habitude. Je suis passé et
je n’ai rien vu d’autre que
les mêmes
harpies spathiques jouant leurs
sempiternelles parties de cartes
selon des règles que même les Bosniaques
et les Illyriens ont fini par bannir
car trop inoffensives, trop aigres,
trop dégradantes. Mais, je te l’ai déjà dit, toi tu
n’étais pas là.


Je suis passé par la mort.
Toute cette putain d’année dernière, je suis passé,
tous les deux jours,
par la mort. Toi, tu n’étais pas là,
mais là,
ça m’a paru
extraordinaire.